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Qu’est ce qu’un syndrome ?
C’est un ensemble de signes cliniques et de symptômes.

 

Le syndrome du headshaking n’est donc pas considéré comme une maladie, c’est un ensemble de signes cliniques: encensement, ébrouement, frottement des naseaux sur différentes surfaces, sensibilité aux UV, etc… Les coups de tête représentent le symptôme le plus violent, visible et handicapant, c’est de la que le syndrome tient son nom. Ils sont le plus souvent soudains, intenses et de haut en bas, ils donnent l’impression que le cheval a reçu une décharge électrique sur le nez. Les chevaux paraissent en détresse, dans les cas le plus extrêmes ne voyant plus où ils mettent les pieds et allant jusqu’à se mettre en danger.

Dans les années 1800 le headshaking était déjà connu. En 1897 la première tentative d’opération sur un cheval atteint fut un échec, une névrectomie fut réalisée, le nerf sous-orbitaire bloqué avec de la cocaïne, les symptômes du cheval empirèrent.

Les recherches ont permis d’établir que le syndrome du headshaking est dû à une névralgie du nerf trijumeau qui se trouve à l’arrière de la tête, passe autour des oreilles, sur les côtés de la tête et fini au niveau des naseaux. Suite aux études réalisées, Dr Madigan a conclu que les chevaux atteints du syndrome présentaient une réelle douleur neuropathique (forme de douleur causée par une lésion ou un dysfonctionnement d’une partie du système nerveux). On ne sait pas encore aujourd’hui ce qui cause l’irritation du nerf. La compréhension de ceci est essentiel pour différencier les chevaux qui sont atteints du syndrome de ceux qui ne le sont pas : encensement dû à un matériel mal adapté, douleur ostéopathique, dentaire, main trop dure, tic, etc…

En France, on diagnostique les chevaux atteints du syndrome après avoir éliminé toute autre cause physique, on parle alors de « headshaking idiopathique », soit: dont on n’a pu déterminer la cause. En clinique le protocole est souvent le suivant : test à l’effort avec masque anti-UV et/ou nose-net, endoscopie des poches gutturales, radios de la tête, anesthésie du nerf trijumeau (résultats souvent peu probants, difficile d’atteindre le nerf). La névrectomie (section du nerf) peut être envisagée mais une amélioration n’est visible que dans 30% des cas et celle-ci est souvent temporaire, certains chevaux voient également leur headshaking empirer suite à la chirurgie ou subissent de gros effets secondaires.

Beaucoup de chevaux atteints présentent un caractère saisonnier du syndrome couplé à une rhinite allergique, c’est pour quoi les pollens sont souvent mis en cause. Aussi, de nombreux chevaux atteints sont photosensibles (sensibles à la lumière).

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Le manque de connaissances sur la cause de l’inflammation et le mécanisme du syndrome laissent place à de nombreuses théories (déséquilibre du métabolisme, déséquilibre hormonal, allergies…) présentées sur le site ainsi qu’à de nombreuses pistes de traitements (accessoires, compléments alimentaires, thérapies…).

L’encensement couvre quant à lui un nombre de cas beaucoup plus large. Il peut être causé par une douleur ostéo-articulaire, un problème digestif, à cause des insectes (qui peuvent attaquer les oreilles ou d’autres parties du corps)…

Thèse sur l’encensement chez le cheval – Claire Bouissonnié