headshaking-tête2Chaque cas de headshaking est unique, il n’existe pas un seul test qui pourra déterminer si oui ou non le cheval est atteint et quels sont les éléments déclencheurs. Nous allons voir ici quels sont les signes à repérer, les symptômes et les questions fréquentes.

 

Le headshaking: un vice ? Un problème de comportement ?

Face à un cheval atteint on se sent souvent incompris par son entourage, on met aussi parfois du temps à comprendre le comportement du cheval.

Plus de 90% des propriétaires de chevaux atteints du syndrome disent que leurs chevaux hors saison de headshaking sont des chevaux fiables, généreux et avec un bon tempérament. Un cheval atteint ne secoue pas la tête par vice ou tic mais en réaction à une douleur. Il ne faut pas les punir ou minimiser leur douleur car cela ne les soulagera pas et pourra même augmenter leur détresse.

 

Les symptômes du syndrome du headshaking en chiffres

Le headshaking peut être difficile à déceler lorsque l’on n’a pas l’habitude, d’autant plus que les signes cliniques sont des comportements qui sont à l’origine naturels chez les équidés. La différence est que les chevaux atteints du syndrome les expriment de façon plus intense et fréquente. En d’autres mots: certains chevaux secouent la tête de façon ponctuelle pour chasser les mouches par exemple, les chevaux atteints de headshaking secouent la tête violemment et de façon répétée. Les chevaux sains se frottent le nez de façon occasionnelle, les chevaux atteints de headshaking le font beaucoup que ce soit sur leurs antérieurs ou les objets. Les chevaux normaux peuvent moucher à l’échauffement, les headshakers beaucoup plus souvent.

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Afin d’être le plus efficace possible dans son choix d’accessoires ou de traitements il faut tenir un carnet de bord. On y renseigne les éléments environnementaux (pollens, température, indice UV, pollution, météo) et les observations/séances. On peut ainsi dégager les éléments déclencheurs du headshaking.

 

 

Quelques données supplémentaires sur le headshaking

  • Les quelques autopsies qui ont pu être réalisées sur des chevaux atteints ont montré que la structure du nerf trijumeau n’était pas endommagée. Donc, le headshaking serait causé par un dysfonctionnement biochimique du nerf trijumeau. Puisque certains sont atteints de headshaking saisonnier, il semblerait aussi que le nerf ne soit pas affecté de façon permanente et qu’il pourrait donc retourner à la normale.
  • Le headshaking peut apparaître à n’importe quel âge.
  • Le headshaking est présent dans tous les sexes mais jusqu’à 85% sont des hongres.
  • 64% des chevaux atteints de headshaking sont saisonniers.
  • Les hongres ont plus de chances d’avoir un headshaking saisonnier que les juments.
  • Le headshaking saisonnier est souvent empiré en cas de journée ensoleillée et amélioré en cas de pluie, la nuit ou à l’intérieur. Certains sont pires en cas de vent.
  • 50% des chevaux atteints ne présentent des symptômes qu’à l’effort.
  • Les chevaux en surpoids ont plus tendance à être atteints de headshaking.
  • Une période de repos, où le cheval n’est pas travaillé, peut « déclencher » le headshaking.
  • Certains chevaux « guéris » peuvent présenter de nouveau des symptômes suite à un choc électrique, comme sur une clôture électrique.

 

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