Surcharge des glandes surrénales

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Les glandes surrénales ou plus simplement les surrénales sont deux glandes endocrines triangulaires situées au-dessus des reins, dans le rétropéritoine.
La théorie d’Annabelle Knight s’appuie sur un dysfonctionnement de ces glandes qui gèrent de nombreux paramètres au sein du corps (production de cortisol, synthèse de protéines, formation du glucose, lipolyse, effet anti-inflammatoire, défenses immunitaires, résistance au stress…)


Un dysfonctionnement peut avoir de nombreuses conséquences.

  •  Effets d’un niveau élevé de cortisol sur un temps prolongé:
    – augmentation de coliques, arthrose, ulcères
    – nerfs endommagés au niveau des cervicales et du dos
    – sensibilité à l’insuline réduite, le taux de sucre dans le sang varie causant une gourmandise intense, chevaux gras. Possibilité de fourbure ou Cushings.
    – symptômes dépressifs, manque d’énergie, surtout entre 14 et 16h.
    – impatience/irritabilité/comportement irrationnel.
    – réaction disproportionnée à des situations stressantes avec difficulté à se calmer.
    – sensible au bruit
    – sécrétions augmentées, surtout en cas de stress.
    – sensible aux odeurs
    – douleurs type migraine
    – taux de globule rouge élevé
    – problèmes de reproduction

 

  •  Effets d’un niveau faible de cortisol sur un temps prolongé:
    – symptômes ressemblant au diabète: fatigue, léthargie, faiblesse, maux de tête, problèmes gastro-intestinaux.
    – anxiété/peur extrême
    – explosion d’adrénaline au travail avec retour au calme difficile.
    – perte d’appétit, envie de sucré.
    – peau/poils secs
    – dermite (souvent traitée avec de la cortisone)
    – cicatrisation lente
    – inflammation, problèmes de tendons/muscles (souvent traité avec de la cortisone)
    – pression artérielle faible
    – diarrhée
    – déshydratation, soif peu présente, due à des taux de sodium faibles
    – supporte mal les températures extrêmes
    – immunité compromise
    – irritabilité
    – dépression
    – coliques
    – douleurs articulaires
    – comportement agressif
    – anémie chronique
    – taux de potassium dans le sang élevé

 

Les réactions allergiques liées aux surrénales
Dans la plupart des allergies de l’histamine et d’autres substances inflammatoires sont libérées. Le cortisol est un anti-inflammatoire puissant, sa présence permet de réguler le niveau de réactions d’inflammation dans le corps. C’est pour cela que la fonction surrénale joue un rôle important pour apaiser les réactions inflammatoires causées par l’histamine dans les allergies. Lorsque les surrénales sont fatiguées elles seront moins efficaces dans la production de cortisol, on peut ainsi observer plus d’allergies et elles semblent empirer. Plus il y a d’histamine relâchée, plus il y a besoin de cortisol pour contrôler la réaction inflammatoire, plus les surrénales doivent travailler. Plus les surrénales travaillent, plus elles fatiguent et moins elles produisent de cortisol, augmentant la réaction inflammatoire.

Lorsque le niveau de cortisol est faible, les yeux ne peuvent pas maintenir la dilatation des pupilles en cas de forte luminosité. Cela irrite le nerf ophtalmique.

Cortisol et mélatonine
Le cortisol est relâché tout au long de la journée par les glandes surrénales. Son taux est élevé le matin et au plus bas à 2 heures du matin. La mélatonine marche de façon inverse. Si le taux de cortisol est élevé, le taux de mélatonine est faible et cela empêche le cycle de régénération cellulaire pendant la nuit.
Une complémentation en mélatonine permettra le repos et une réduction du niveau de cortisol, permettant au corps d’opérer la réparation cellulaire. C’est peut être la raison pour laquelle certains chevaux atteints de headshaking sont aidés par un apport en mélatonine.

Aldostérone et stress
L’aldostérone permet l’absorption du sel.
Un excès d’aldostérone cause: forte pression artérielle, fort taux de sodium, faible niveau de potassium.
Déficience en aldostérone: faible pression artérielle, envie irrésistible de sel due à l’élimination du sel et la rétention du potassium, palpitations, étourdissement.

Les excès de cortisol et d’aldostérone peuvent intervenir de façon indépendante.

Pendant un stress prolongé, la rétention d’eau peut créer de l’hypertension. Le corps garde le sodium, et élimine le potassium. Cela créé une déficience de potassium dans le corps et un pH sanguin élevé, entraînant dysfonctionnements nerveux et musculaires.

Lorsque les surrénales sont surmenées, le corps perd sa capacité à retenir le magnésium et son niveau baisse. Pour cette raison, les personnes avec des surrénales sur-sollicitées auront souvent besoin de plus de magnésium pour maintenir leur équilibre interne. De plus, le magnésium permet d’avoir un sommeil plus récupérateur, donc une meilleure récupération cellulaire.

Comment les nerfs sont affectés?
Comme cela a déjà été établi, les glucocorticoïdes sont responsables de la production de glucose via la gluconéogenèse et permettent aussi l’équilibre des électrolytes dans les cellules.
Les cellules nerveuses requièrent des nutriments sous la forme d’oxygène et glucose afin de produire leur ressource d’énergie (ATP). L’ATP permet de faire bouger le potassium et le sodium à des concentrations physiologiques normales à l’intérieur et à l’extérieur des cellules nerveuses. Si l’acheminement de l’oxygène et du glucose aux nerfs est compromis alors il n’y aura pas suffisamment d’ATP de produit. Cela affectera de façon négative l’homéostasie (capacité d’un organisme vivant à maintenir, à un niveau constant, certaines caractéristiques internes de son corps) potassium/sodium. Si l’équilibre potassium/sodium est compromis, cela perturbera la repolarisation et le repos des nerfs, causant une activité irrégulière des neurones.

L’effet saisonnier de certains chevaux est dû au raccourcissement/allongement des jours. Le taux de cortisol est affecté de façon diurne et saisonnière avec un pic en hiver (avec la production du poil) et une chute au printemps (perte du poil et pousse d’un nouveau) qui décline tout au long de l’été, il recommence à monter en automne. A ceci s’additionne la pousse de l’herbe au printemps et en été, surchargeant le corps avec des protéines et du sucre, trop pour les glandes surrénales. Une fois que les jours raccourcissent et que le corps produit mélatonine et cortisol, l’état des chevaux s’améliore. Mais ils sont aussi souvent plus travaillés, pour profiter de cette stabilité retrouvée, et cela empêche les surrénales de se reposer et puise dans leurs réserves. C’est ainsi qu’on peut constater certains headshakings dont les symptômes empirent ou dont la période s’étend.

« Pour traiter le headshaking il faut traiter les surrénales. Une fois ceci fait le headshaking disparaîtra petit à petit. C’est un processus qui requière patience, une alimentation adaptée et gérée, combiné à un travail de renforcement musculaire progressif. La médecine orientale peut traiter les glandes surrénales avec le bon diagnostic et un mélange d’herbes, enlevant ainsi les symptômes rencontrés, en renforçant le corps et le ramenant à un équilibre naturel. »

Ceci est une traduction du site d’Annabelle:http://www.tcmequine.com/Adrenal_dysfunction.html

Annabelle propose de traiter cette surcharge des glandes surrénales à l’aide d’herbes médicinales chinoises, le traitement doit être suivi sur le long terme mais il semble qu’elle ait eu de nombreux succès.

Beaucoup de propriétaires constatent via prises de sang, shiatsu, ou autre, que le foie/les reins de leur cheval est surchargé et en traitant ce problème le headshaking s’atténue voire disparaît.