Qu’est-ce-que le Headshaking ?

Définitions, descriptions du syndrome…

À la découverte d’un syndrome méconnu

Qu’est ce qu’un syndrome ?
C’est un ensemble de signes cliniques et de symptômes.


Le syndrome du Headshaking n’est donc pas considéré comme une maladie, c’est un ensemble de signes cliniques :
encensement, ébrouement, frottement des naseaux sur différentes surfaces, sensibilité aux UV, etc… Les coups de tête représentent le symptôme le plus violent, visible et handicapant, c’est de la que le syndrome tient son nom. Ils sont le plus souvent soudains, intenses et de haut en bas, ils donnent l’impression que le cheval a reçu une décharge électrique sur le nez. Les chevaux paraissent en détresse, dans les cas les plus extrêmes ne voyant plus où ils mettent les pieds et allant jusqu’à se mettre en danger.
Les recherches ont permis d’établir que le syndrome du Headshaking était dû à une névralgie du nerf trijumeau qui se trouve à l’arrière de la tête, passe autour des oreilles, sur les côtés de la tête et finit au niveau des naseaux. Suite aux études réalisées, Dr Madigan a conclu que les chevaux atteints du syndrome présentaient une réelle douleur neuropathique (forme de douleur causée par une lésion ou un dysfonctionnement d’une partie du système nerveux).
Le Dr Madigan travaille avec des chevaux atteints de Headshaking depuis 1991. C’est aujourd’hui un problème reconnu dans le monde entier, les premiers cas enregistrés semblant dater des années 1800. En 1897 la première tentative d’opération sur un cheval atteint fut un échec, une névrectomie fut réalisée, le nerf sous-orbitaire bloqué avec de la cocaïne, suite à cette opération, les symptômes du cheval empirèrent. La névrectomie (section du nerf) est encore parfois envisagée mais une amélioration n’est visible que dans 30% des cas et celle-ci est souvent temporaire, certains chevaux voient également leur Headshaking empirer suite à la chirurgie ou subissent de gros effets secondaires.
En France, on diagnostique les chevaux atteints du syndrome après avoir éliminé toute autre cause physique, on parle alors de « Headshaking idiopathique », soit : dont on n’a pu déterminer la cause. En clinique le protocole est souvent le suivant : test à l’effort avec masque anti-UV et/ou nose-net, endoscopie des poches gutturales, radios de la tête, anesthésie du nerf trijumeau (résultats souvent peu probants, difficile d’atteindre le nerf). La névrectomie (section du nerf) peut être envisagée mais une amélioration n’est visible que dans 30% des cas et celle-ci est souvent temporaire, certains chevaux voient également leur Headshaking empirer suite à la chirurgie ou subissent de gros effets secondaires.

 

Beaucoup de chevaux atteints présentent un caractère saisonnier du syndrome couplé à une rhinite allergique, c’est pour quoi les pollens sont souvent mis en cause. Aussi, de nombreux chevaux atteints sont photosensibles (sensibles à la lumière). Le facteur environnemental prend donc une place importante dans le déclenchement de ces douleurs neuropathiques.
On peut également remarquer qu’environ 50% des chevaux atteints semblent montrer des symptômes lors d’exercice physique (symptômes plus importants ou présents à ce moment seulement). Comment cela s’explique-t-il ? Tout d’abord, en cas de Headshaking idiopathique le cavalier ou l’équipement n’est pas en cause, une main dure ou une selle inadaptée empireront les symptômes (car cela crée une douleur, un stress supplémentaire), mais le cheval présente cette névralgie également à pied. Cet aggravement des symptômes peut s’expliquer par la vasodilatation (augmentation du diamètre interne des vaisseaux sanguins) nasale, l’augmentation du rythme cardiaque, la transpiration, qui peuvent irriter d’avantage le nerf trijumeau. Enfin, il ne faut pas négliger la mémoire de la douleur. Un cheval ayant l’habitude de souffrir lors de certaines activités fera rapidement la connexion : exercice physique = douleur.
Le manque de connaissances sur la cause de l’inflammation et le mécanisme du syndrome laissent place à de nombreuses théories (déséquilibre du métabolisme, déséquilibre hormonal, allergies…) ainsi qu’à de nombreuses pistes de traitements (accessoires, compléments alimentaires, thérapies…).

L’encensement couvre un nombre de cas beaucoup plus large. Il peut être causé par une douleur ostéo-articulaire, un problème digestif, la présence d’insectes (qui peuvent attaquer les oreilles ou d’autres parties du corps), un matériel inadapté, un tic…